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Le bateau nous largue au dessus du plateau de Paso del Cedral shallow, et je descends rapidement sur les 15 mètres, profondeur à laquelle se trouve le fond sableux.

Requin nourrice à Paso del Cedral shallow (plongée cozumel)

Requin nourrice

Aussitôt un requin nourrice vient m’accueillir en passant nonchalamment à quelques mètres de moi, totalement indifférent à ma présence.
A cet endroit la dune se compose essentiellement de sable parsemé de petites touffes d’algues, mais au delà commencent les patates de corail. Il s’agit de la partie la moins profonde de Paso del Cedral shallow.

En abordant la première de ces patates, nous apercevons une murène verte qui évolue en pleine eau, serpentant à toute allure entre les formations coralliennes. Je l’observe un long moment parcourir son territoire, passant parfois à quelques centimètres seulement de moi. Sa gueule grande ouverte, correspond paraît il à un réflexe de stress et non d’agressivité, mais le spectacle n’est pas moins impressionnant pour autant, surtout qu’il est rare d’apercevoir de tels bestiaux hors de leur tanière en pleine journée.

Murène verte en pleine eau à Paso del Cedral shallow (plongée cozumel)

Murène verte en pleine eau

Le site abrite également un grand nombre de langoustes, et la faiblesse du courant aujourd’hui me laisse tout le temps de les admirer.

Un peu plus loin la densité de formations coralliennes diminue à nouveau pour laisser place à une zone plus sableuse, et la plongée sur Paso del Cedral shallow se poursuit tranquillement au gré de ces « patates » qui rivalisent pour nous offrir le plus coloré des spectacles : ici c’est un banc de sardes jaunes qui se prélassent nonchalamment, là ce sont des gorettes françaises qui se détachent en contrejour d’un tunnel creusé au sein du corail. Et les animaux plus petits ne sont pas en reste, comme ces éponges encroutantes oranges ou bleues qui recouvre les patates, ou bien ces coraux bois de cerf et ces gorgones rouges ou blanches qui tendent les bras dans le courant pour en capter le plancton.

Plus loin un baliste noir se découpe sur un fond de mer bleue. Ce poisson est tellement graphique qu’on le croirait tout droit sorti d’une peinture au pochoir posée au milieu de l’eau par un quelconque artiste fou.

Baliste noir au design hyper graphique à Paso del cedral shallow (plongée cozumel)

Baliste noir au design hyper graphique

Tout aussi graphique, je découvre un énorme corail cerveau à la forme parfaite : pas une seule égratignure, si bien qu’on aurait presque envie de suivre ses méandres comme un jeu de labyrinthe pour voir s’il y a une sortie…

Corail cerveau à la forme parfaite à Paso del Cedral shallow (plongée cozumel)

Corail cerveau à la forme parfaite

Plus loin le corail se densifie à nouveau, et les nombreux canyons et tunnels offrent de magnifiques contrejours.

Mais nous arrivons déjà au bout du site de Paso del Cedral shallow, pas très grand, mais nous avons bien pris notre temps puisque nous sommes sous l’eau depuis près d’une heure.

Juste avant de nous résigner à remonter, un requin nourrice (le même que précédemment) vient nous rendre visite, parachevant cette plongée décidément parfaite en la terminant sur la même note que celle avec laquelle elle avait démarré.

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Gilles Auroux
Plongeur insatiable, infatigable voyageur, et photographe passionné, j'ai entrepris ce blog pour partager mes plongées, mais aussi témoigner sur la beauté et la fragilité du monde qui se trouve sous la surface de nos océans.

Ma plus belle plongée ? J'espère la prochaine...

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