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Avec une plongée sur le mur de Santa Rosa, je démarre en beauté ma série sur l’ile de Cozumel. Ici on plonge directement sur les formations coralliennes qui bordent le fameux tombant, promettant des sensations vertigineuses dont je me régale à l’avance.

Le bateau nous largue au-dessus du plateau, à quelques mètres du mur.
Nous nous regroupons rapidement, et sans épiloguer davantage, nous nous immergeons. Malgré mes 7 kg de lest, la surface ne veut pas me lâcher et je ne descends pas. Sacré Archimède… Il est vrai qu’ici la salinité de l’eau est très importante et qu’il faut toujours en rajouter un peu. Je me mets vite en boule pour diminuer la poussée, et aussitôt je commence à m’enfoncer. Vite je bascule tête en bas et quelques coups de palmes plus tard, me voilà en train de descendre normalement. Les oreilles passent sans problème, et tout en descendant je me rapproche du mur de Santa Rosa, si bien que me voilà bientôt à quasiment 30 mètres sous la surface, en train de longer le tombant.

Malgré l’impressionnante visibilité, je suis loin d’en apercevoir le bas, et je ne peux que le regarder s’enfoncer dans le bleu foncé plusieurs dizaines de mètres en dessous de moi, imaginant sans peine les abysses qui s’étendent au-delà. La sensation est vertigineuse, et c’en est presque frustrant de ne pas pouvoir descendre plus bas… Je pourrais bien sûr gagner encore quelques mètres de profondeur, mais à quoi bon ? Cela ne ferait que puiser inutilement dans mes réserves d’air, et écourter une plongée qui promet d’être magnifique, d’autant que l’essentiel de la faune se concentre dans la zone des 15-25m, juste à la bordure du tombant.

Je remonte un peu et continue à longer le mur, au gré du courant qui m’emporte gentiment vers le nord. Quoique trop fort pour espérer pouvoir lui résister bien longtemps, il reste tout de même assez modéré, et puis les nombreuses formations coralliennes permettent de s’en abriter fréquemment, le temps d’une photo.

Requin nourrice à Santa Rosa (plongée cozumel)

Requin nourrice à Santa Rosa

Soudain je devine au-dessus de moi une ombre caractéristique : un requin. Je me précipite à sa poursuite. Facilement reconnaissable à sa « moustache » et à sa double nageoire dorsale, il s’agit d’un requin nourrice qui se dirige nonchalamment vers le plateau sableux, probablement en quête de quelque crustacé qu’il déterre du sable d’un coup de tête. C’est un beau spécimen de près de 2 mètres, et très peu farouche, ou en tous les cas trop occupé par la recherche de son festin pour me prêter une quelconque attention.

Je reste un long moment à le regarder fouiner le sol. Il est bientôt rejoint par un énorme mérou, presque blanc (sans doute une Badèche Bonaci), probablement intéressé par toute cette agitation, et qui restera aussi un bon moment à côté de moi en profitant du spectacle.

Mérou (Badèche Bonaci) à Santa Rosa (plongée cozumel)

Mérou (Badèche Bonaci) à Santa Rosa

Mais il est temps de continuer la plongée le long du mur de Santa rosa, toujours pareil et pourtant jamais exactement le même. De nombreux tunnels parsèment les formations coralliennes, et je m’amuse à les emprunter, passant du tombant au plateau et réciproquement.

Dans les nombreux surplombs se nichent des langoustes de taille impressionnante. Il est vrai que cette partie de l’ile de Cozumel est une réserve naturelle exempte de toute pêche, ce qui leur permet de se développer à l’abri de toute prédation humaine.

Et puis bien sûr il y a le spectacle toujours renouvelé mais jamais lassant de toute la faune caraïbe qui explose en mille formes multicolores : le ballet des poissons ange français, ou des poissons anges gris, toujours par deux et qui souvent s’amusent à nager couchés sur le côté, des poissons perroquets jaunes ou bleu qui trimbalent leur drôle de bec, des balistes facilement reconnaissables à leur forme triangulaire etc… la liste est trop longue pour les énumérer tous…

Mais mon manomètre m’indique qu’il est déjà temps de remonter, et c’est à regret que je quitte ce lieu magique qu’est le mur de Santa rosa, non sans un dernier cadeau de sa part puisqu’un banc de barracudas accompagnera notre palier de sécurité à 5 mètres.

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Gilles Auroux
Plongeur insatiable, infatigable voyageur, et photographe passionné, j'ai entrepris ce blog pour partager mes plongées, mais aussi témoigner sur la beauté et la fragilité du monde qui se trouve sous la surface de nos océans.

Ma plus belle plongée ? J'espère la prochaine...

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